Otite du chaton : signes, causes et traitement vétérinaire
Des secouements de tête, un grattage, une mauvaise odeur, une rougeur ou un écoulement peuvent signaler une otite externe chez le chaton. Les causes possibles incluent les acariens, une inflammation, une infection secondaire ou un polype. Une douleur importante, une tête penchée ou un trouble de l’équilibre justifient un examen vétérinaire rapide.
Quels signes montrent qu’un chaton a mal aux oreilles ?
Un chaton qui souffre d’une otite peut manifester une gêne de façon assez visible. Les signes à observer sont notamment :
- des secouements répétés de la tête ;
- un grattage d’une oreille ou des deux ;
- une rougeur du conduit ou du pavillon ;
- une odeur inhabituelle ;
- un écoulement ;
- une douleur lorsqu’il est approché ou manipulé au niveau de l’oreille.
Une seule oreille peut être concernée, mais les deux oreilles peuvent également présenter des signes. L’aspect des sécrétions ou du cérumen ne permet toutefois pas, à lui seul, de conclure à une cause précise, notamment à la présence d’acariens.
Une atteinte plus profonde de l’oreille peut modifier les signes observés. Une inclinaison de la tête ou un déséquilibre sont des éléments importants à signaler, car ils peuvent être compatibles avec une atteinte de l’oreille moyenne ou interne. Le MSD Veterinary Manual décrit notamment les signes associés aux troubles de l’oreille externe chez le chat.
Une douleur importante, une tête penchée ou un trouble de l’équilibre nécessitent un examen rapide. En attendant, évitez de manipuler l’oreille de manière répétée, surtout si le chaton réagit vivement.
Quelles causes sont fréquentes ?

Chez le jeune chat, plusieurs causes peuvent expliquer une inflammation ou une douleur de l’oreille. Les acariens auriculaires font partie des possibilités, mais leur présence ne peut pas être diagnostiquée sur le seul aspect du cérumen. Un examen est nécessaire pour rechercher cette cause.
Les autres possibilités comprennent notamment :
- une inflammation du conduit auditif ;
- un corps étranger ;
- une allergie ;
- une infection secondaire par des bactéries ou des levures ;
- un polype chez certains jeunes chats.
Ces causes peuvent provoquer des signes proches : grattage, secouements de tête, rougeur, odeur ou écoulement. Leur prise en charge n’est cependant pas forcément la même. Par exemple, une inflammation, un corps étranger ou un polype ne sont pas abordés de la même manière qu’une infection secondaire ou qu’une infestation par des acariens.
La présence de sécrétions foncées ou abondantes peut attirer l’attention, mais elle ne suffit pas à identifier la cause. Il est donc préférable de ne pas choisir un produit uniquement à partir de l’aspect de ce qui se trouve dans l’oreille.
Le contexte compte également : le vétérinaire cherchera à savoir si une ou deux oreilles sont concernées, depuis quand les signes sont présents et si le chaton montre une douleur, une tête penchée ou un déséquilibre. Ces éléments orientent les vérifications à réaliser, sans permettre à eux seuls de poser un diagnostic.
Comment le vétérinaire examine-t-il l’oreille ?
Le vétérinaire commence par examiner le chaton et ses oreilles. Une otoscopie peut être proposée afin d’observer le conduit auditif et de vérifier l’état du tympan. Cette étape est importante avant d’envisager des gouttes ou un nettoyage médical de l’oreille.
Une cytologie peut également être réalisée selon les signes observés. Elle aide le vétérinaire à examiner les éléments présents dans les sécrétions et à rechercher notamment une infection secondaire. Le choix des examens dépend du contexte et de la tolérance du chaton à la manipulation.
L’examen doit aussi permettre de rechercher une cause possible, comme des acariens, une inflammation, un corps étranger ou un polype. L’aspect extérieur de l’oreille ne suffit pas toujours à déterminer ce qui se passe dans le conduit.
Si l’oreille moyenne ou interne est atteinte, la prise en charge change. Une tête penchée ou un déséquilibre doivent donc être signalés rapidement. Le MSD Veterinary Manual distingue les atteintes de l’oreille moyenne et interne des problèmes limités à l’oreille externe.
Le traitement vétérinaire dépend de la cause identifiée et de l’état du tympan. Il n’est pas possible de choisir de façon sûre des gouttes à partir des seuls symptômes ou de l’aspect du cérumen. Le vétérinaire peut d’abord chercher à préciser la cause et la profondeur de l’atteinte avant de déterminer la prise en charge adaptée.
Que ne faut-il pas mettre dans l’oreille ?
Ne mettez pas de gouttes anciennes dans l’oreille de votre chaton, même si elles avaient été utilisées lors d’un épisode précédent. N’utilisez pas non plus de gouttes destinées aux humains. Le produit adapté dépend de la cause recherchée et de l’état du tympan.
Évitez également :
- les cotons-tiges introduits profondément dans le conduit ;
- les nettoyages forcés lorsque l’oreille est douloureuse ;
- les manipulations répétées pour retirer les sécrétions ;
- tout produit choisi uniquement en fonction de l’aspect du cérumen.
Un coton-tige peut irriter le conduit et rendre l’examen plus difficile. Si le chaton se débat ou montre une douleur importante, ne forcez pas le nettoyage. Un soin réalisé à domicile ne doit pas retarder l’examen, surtout si les signes s’aggravent.
Une tête penchée, un trouble de l’équilibre ou une douleur importante nécessitent une consultation rapide. Dans ces situations, limitez les manipulations et évitez les déplacements inutiles pouvant majorer le déséquilibre, en attendant l’avis vétérinaire.